MARQUE TERRITORIALE – UN PUZZLE DE 10 000 PIÈCES

MARQUE TERRITORIALE – UN PUZZLE DE 10 000 PIÈCES

MARQUE TERRITORIALE – UN PUZZLE DE 10 000 PIÈCES 1024 682 Marie-Eve Arbour

Ne vous inquiétez pas.

L’idée ici n’est pas de vous rendre jaloux.se avec nos belles photos des Îles!

C’est plutôt de vous faire vivre notre travail de l’intérieur.

En octobre 2018, on a reçu le mandat de la Communauté maritime des Îles-de-la-Madeleine pour créer une image de marque et une stratégie de communication, de manière à attirer de nouveaux résidents et travailleurs.

C’est toujours sur un gros high qu’on arrive dans un nouveau territoire qui nous interpelle pour trouver des solutions à leurs enjeux. Les attentes sont élevées.

Et on aime ça être mis au défi.

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LA BOÎTE A DISPARU

Construire une marque territoriale, c’est exactement (à quelques nuances près) comme faire un casse-tête de 10 000 pièces dont on a aucune idée de l’image de départ. Tout est question d’observation, de patience et de stratégie.

On se lance dans un jeu dont on ne connait pas l’issu.

Au départ, on s’assure qu’on a tous les morceaux.

On collecte de l’information de différentes façons: documentation, discussions, consultation publique, visites, documentaires, sites web… pour ne nommer que ceux-ci. On va chercher toute l’information quantitative et qualitative disponible.  

Et c’est le début d’un chaos qu’on finit par contrôler.

On se rattache avec confiance à l’idée que tout ceci va finir par devenir un portrait clair et limpide.

Le fameux phare à Julie Snyder
Hâvre aux Maisons

Ensuite, on constitue le cadre de notre casse-tête, pour délimiter la zone de travail, notre terrain de jeu.

On travaille les bases de la plateforme de marque: on cerne la personnalité du territoire, ses ambitions, sa vision pour l’avenir. Et on identifie la clientèle qui est la plus susceptible de vouloir y déménager.

L’étape suivante consiste à assembler les pièces marquantes et singulières.

On est dans l’univers des mots.

Dans ce qui distingue réellement le territoire. Dans le langage marketing, on parle de positionnement. On tente d’arriver à l’essentiel, fragile équilibre entre l’âme et l’identité profonde d’un lieu et ce qu’il veut projeter comme image.

Les opinions sont toujours multiples. La passion de nos interlocuteurs est toujours vive. On se transforme en «psy» territorial. On essaie de comprendre ce qui fait que c’est si unique, les Îles.

Planches tendance pour orienter le style. Concept de la marque. Axe de communication. Grandes orientations de la stratégie de communication.

C’est probablement la partie la plus complexe. Celle qui fait qu’on passe en équipe par toute une gamme d’émotions.

Plaisir, excitation, doute, confusion, audace, indécision, détermination, fierté.

C’est dans ces moments-là qu’on se répète comme une sorte de mantra: embrace ambiguity!

Rire nerveux et sueur froide 

Le moment le plus stressant, c’est probablement celui d’arriver devant l’équipe décisionnelle toute entière, après avoir fait 2h de route et 3h d’avion.

Mettre nos tripes et le fruit de notre travail sur la table.

Dévoiler notre représentation du casse-tête.

Lire les expressions faciales.

Euphorie, satisfaction…

Ils ont aimé ça!

La dernière étape, mais non la moindre requiert une excellente perception de la forme du casse-tête.

Il s’agit de regarder quelle pièce peut s’emboiter dans l’autre, d’observer chaque morceau, chaque côté, chaque pointe.

Une fois que notre essence est bien captée et que notre concept est approuvé, on a les coudées franches pour le reste du travail à accomplir. Design de l’identité visuelle, planification opérationnelle, organisationnelle et financière de la stratégie de communication. Toujours dans le but d’adresser le bon message, à la bonne personne, par le bon canal de communication, au bon moment.

Après psy, on se transforme ici en architecte.

Un chapeau qui nous amène à nous assurer que tout est solide et durable.

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