Découverte

RENT A FINN : quand les résidents deviennent des guides du bonheur 960 640 Visages regionaux

RENT A FINN : quand les résidents deviennent des guides du bonheur

Chez Visages régionaux, on prend plaisir à faire vivre les marques territoriales que l’on développe. Comme on s’intéresse à ce qui se fait dans le monde en matière de marketing territorial, on a pensé vous partager nos 5 coups de coeur du dernier City Nation Place Awards. Il s’agit d’une remise de prix destinée à récompenser l’innovation, la création et l’ingéniosité dont ont fait preuve des villes et des régions à travers leurs campagnes.

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Coup coeur #3

Propulsée par Visit Finland, la campagne #Rent A Finn est récipiendaire des prix meilleur engagement citoyen, meilleure stratégie de communication et meilleure utilisation des réseaux sociaux.

Dans cette campagne, la Finlande voulait faire connaître les bienfaits qu’offre sa nature. Pour ce faire, elle a mis sur pied un phénomène culturel : celui de « louer un Finlandais » (Rent a Finn) pour découvrir le territoire et expérimenter le fameux bien-être finlandais. Les résidents intéressés à jouer au guide n’avaient qu’à s’inscrire sur le site Web ou employer le mot-clic #RentAFinn. 

Rent A Finn est une stratégie de communication qui a permis d’augmenter de 57 % les visites sur le site Web de la Finlande avec plus de 600 000 clics, d’attirer 12 488 nouveaux abonnés sur les réseaux sociaux, de générer quelque 34 175 321 euros, et de rejoindre 1,366 millions de personnes dans 149 pays..!

Mais comment un aussi petit pays a-t-il pu rejoindre autant de gens?

La Finlande a beaucoup misé sur les réseaux sociaux et les achats publicitaires, et a également déployé plusieurs efforts de relations publiques dans les médias d’envergure afin de rejoindre un maximum de visiteurs potentiels.

Image tirée de la campagne #RentAFinn

Les publicités démontrent les avantages prouvés de la nature et du mode de vie des Finlandais, comme le bonheur. Ainsi, en passant du temps avec un guide, les touristes pouvaient savoir ce que c’est, d’être heureux comme un Finlandais.

Parmi les 1,366 millions de personnes touchées, 98,5 % ont été interpellées par la publicité diffusée en ligne. Aujourd’hui, plusieurs adoptent le concept lorsqu’ils voyagent. 

Comme quoi les outils payants… c’est payant!

Le Festif!: Mettre Baie-Saint-Paul sur la carte auprès des 18-40 ans 1024 683 Visages regionaux

Le Festif!: Mettre Baie-Saint-Paul sur la carte auprès des 18-40 ans

Fondé en 2011, le Festif! de Baie-Saint-Paul est un rassemblement incontournable de la scène musicale québécoise dont l’engagement local, l’écoresponsabilité, l’audace et la créativité sont devenus des éléments distinctifs de l’événement. Sa dernière édition a enregistré un nombre record de 40 000 festivaliers.

Voici une entrevue réalisée avec Clément Turgeon, fondateur du festival, qui nous explique comment les arts et la culture peuvent dynamiser un milieu de vie et attirer l’attention des 18-40 ans.

 

Clément

Clément Turgeon. Photo : Jay Kearney

Visages régionaux : J’aimerais que tu nous parles de ton parcours et de ton choix de vivre en région.

Clément : Je suis né à Baie-Saint-Paul. J’ai toujours été très sensible à l’organisation d’événements; quand j’étais jeune, c’était moi l’organisateur en chef. Après mon secondaire, je suis parti à Québec étudier en cinéma. Je suis revenu travailler en tant qu’animateur-intervenant à la maison des jeunes, puis en tant que travailleur de rue. Dans le cadre de ce travail, j’ai fait de l’organisation pour un festival de musique destiné aux jeunes. Après, je suis allé étudier en service social à l’Université Laval mais j’ai abandonné après une session pour revenir à Baie-Saint-Paul me concentrer sur le Festif!. C’est assez dur à dire pourquoi je suis revenu en région… Je ne me voyais pas grandir ailleurs qu’ici.

 

Le rythme d’une plus petite ville, la proximité du fleuve, cet espèce de sentiment d’appartenance, c’est juste extrêmement beau. 

Peux-tu nous donner un petit peu plus de détails sur la façon dont ton projet du Festif! a émergé?

Il y a eu un mini festival pour commémorer les 25 ans du Cirque du Soleil, qui a été créé à Baie-Saint-Paul dans les années 80. Je trouvais vraiment inspirant que ce projet qui a connu autant de succès ait débuté à Baie-Saint-Paul. La nuit de cet événement, on a rencontré le maire par hasard dans les rues. Je lui ai parlé de mon flash de faire un festival. Après ça, j’y suis allé avec mon intuition. 

Une autre étape importante est quand je suis allé solliciter l’aide de Daniel Gauthier, un des cofondateurs du Cirque du Soleil. Il m’avait directement fait un chèque et une lettre d’appui. C’est cet après-midi-là que j’ai abandonné l’université pour retourner à Baie-Saint-Paul partir le festival.

C’est super de voir qu’il y a des gens qui ont cru en ton projet…

À la base, c’est vraiment moi qui y ai cru à fond. Dans mon for intérieur, j’étais sûr que ça allait fonctionner. Au début, c’était tout petit. Le financement, c’était de l’emballage à l’épicerie, des soirées de quilles, des ventes de citrouilles en porte-à-porte, bref, vraiment n’importe quoi. Les deux premières années, c’était dans un parc avec cinq groupes de musique et une scène. On a déménagé au centre-ville la troisième année pour mettre en place la formule qu’on connaît aujourd’hui. Maintenant, on a 28 scènes incluant toutes les petites salles. 

Photo : Le Festif!

Photo : Le Festif!

La municipalité a-t-elle été un élément facilitateur? Considères-tu qu’elle vous a donné un bon coup de main?

Au début, ça a été difficile : on n’avait pas d’appui financier. Puis, en déménageant au centre-ville, il y a eu beaucoup d’opposition. Plusieurs personnes avaient peur qu’on dérange. Maintenant, la ville nous appuie en argent, en ressources humaines, et nous donne beaucoup de latitude pour faire les spectacles un peu partout. Ça, c’est un secret de la réussite du Festif! : on a réussi en travaillant beaucoup les relations avec les conseillers pour avoir un appui. Sans ça, on aurait de la difficulté à faire les formules qu’on fait jusqu’à trois heures du matin. 

Selon toi, quel est le rôle de la communauté de Baie-Saint-Paul, et de Charlevoix au sens plus large, envers le Festif!?

La communauté est vraiment au cœur du festival, et on fait en sorte qu’elle le reste. Il y a beaucoup de festivaliers qui se sentent vraiment accueillis quand ils viennent à Baie-Saint-Paul. Sans ce soutien de la communauté, le Festif! n’existe plus. On fait des spectacles chez les citoyens, on développe des partenariats avec les entreprises locales… Certains ouvrent même leur terrain pour que les festivaliers aient un endroit où dormir. C’est indissociable : quand tu viens au Festif!, tu viens aussi à la rencontre de Baie-Saint-Paul et de sa population.

À part le fait qu’il y a des alliances avec les citoyens et les entreprises, comment penses-tu que l’identité du territoire de Baie-Saint-Paul rend le Festif! aussi unique et distinctif des autres festivals?

Déjà, Baie-Saint-Paul est une ville axée sur la culture. Il y a beaucoup de galeries d’art, le Cirque du Soleil a été créé ici… Je pense que la population a une ouverture naturelle là-dessus et un sentiment d’appartenance ultra fort qui fait que les gens sont très fiers quand d’autres arrivent de Québec, Montréal, Saguenay, partout. Je pense que cette sensibilité aux arts, à la culture, aux événements, c’est une attitude qu’on n’aurait pas ailleurs. Beaucoup de gens viennent travailler au Festif! et nous demandent comment on fait pour avoir toutes ces autorisations.

Il y a un réseau très fort et solidaire à Baie-Saint-Paul, et cette force de collaboration s’est adaptée au Festif!. Tout le monde est habitué de travailler ensemble et de se soutenir, alors ça paraît beaucoup dans le Festif!.

Déjà, on est un peu bénis d’être ici; on a une rivière qui passe directement au milieu de la ville, qui nous permet d’y faire des shows, et la belle rue Saint-Jean-Baptiste… C’est carrément le territoire en tant que tel qui nous avantage beaucoup. On est à une heure de Québec, mais en arrivant ici, on se sent complètement ailleurs en montagne. Ce sentiment d’évasion est très fort, mais en même temps très accessible.

Photo : Le Festif!

Photo : Le Festif!

As-tu l’impression qu’après autant d’années, le Festif! contribue aussi à l’identité de Baie-Saint-Paul?

C’est sûr. On a surtout mis Baie-Saint-Paul sur la carte pour les 18-35 ans. Touristiquement parlant, c’est plus axé sur les 50 ans et plus, mais la ville veut de plus en plus rajeunir. Le Festif! est le meilleur exemple pour développer une nouvelle clientèle. Les gens d’affaires, les commerces et la ville en bénéficient vraiment pour renouveler le tourisme. Je suis sûr qu’on donne une image super dynamique de la ville. Je connais beaucoup de gens maintenant qui ont déménagé à Baie-Saint-Paul et qui l’ont connue grâce au Festif!. On crée des opportunités qu’on n’aurait pas autrement.

Vous êtes vraiment branchés sur la clientèle-cible que les régions cherchent souvent à attirer pour renouveler leur population… Des initiatives comme le Festif!, il y en a qui en voudraient! C’est souvent parce que les gens vont venir s’imprégner en mode vacances estivales et découvertes (comme nous dans cet article) qu’ils vont avoir envie de vous connaître davantage. 

De ton point de vue, comment les arts et la culture contribuent à l’attractivité des régions en général? Comment est-ce que ça les aide à être belles, dynamiques, trippantes?

C’est une carte de visite très importante pour les régions. Le Festif! est une vitrine grand public où on fait découvrir Baie-Saint-Paul à 40 000 personnes. Pour une fin de semaine, le festival donne à Baie-Saint-Paul un rayonnement à l’année. Ça permet à une région, à une ville de rayonner aux quatre coins du Québec. 

Que donnerais-tu comme conseils aux municipalités du Québec qui auraient le goût d’encourager des projets comme le tien à émerger?

Je pense qu’il est important de mettre toutes les ressources disponibles pour que des initiatives comme celles-là fonctionnent. Si je n’avais pas été aussi entêté, la ville serait passée à côté du Festif!. Les municipalités doivent reconnaître les retombées des initiatives et aider les entrepreneurs. 

Que dirais-tu aux jeunes qui sont en ville mais qui se freinent parce qu’ils trouvent que les régions manquent de culture et d’événements?

Je pense qu’au contraire, il y a aussi toujours quelque chose à faire en région. En fait, ça dépend de comment tu le vois.

Les régions, c’est beaucoup plus dynamique que ce que certains peuvent véhiculer. Je n’ai jamais vu de désavantages, de manque de dynamisme dans les petits milieux.

Malheureusement, en raison du COVID-19, la prochaine édition du Festif! est annulée. Nous leur envoyons plein d’amour de l’autre bord du fleuve et on leur dit à l’année prochaine. 

S’accrocher les mots et les pieds aux Canaries 1024 574 Marie-Eve Arbour

S’accrocher les mots et les pieds aux Canaries

Au large des côtes du Sahara occidental et du Maroc. Un territoire insulaire volcanique. Quelque part non loin de Madère, des Açores et du Cap-Vert. Un archipel bien connu des touristes allemands.


C’est dans une atmosphère de COVID-19, de Journée de la femme et de quasi-déconnection que Marie-Eve nous raconte son voyage aux Îles Canaries: à travers ses yeux de femme, de mère, de voyageuse, d’entrepreneure et de passionnée des territoires.


Les Iles Canaries.

La culture ici est forte de l’héritage mystique d’un peuple autochtone.
Les Guanches.
Il y a quelque 2 500 ans, peut-être.
Venus des Monts Atlas. Peuple berbère. Des prisonniers, peut-être.
Des familles déposées çà et là, sur les sept îles que forme l’archipel. Peut-être.
On dit qu’ils auraient été les premiers habitants des îles. Peut-être.
Avant eux: lézards géants. Tortues géantes. Rats géants. Nada màs.

Tous des «peut-être», car rien n’est 100% sûr concernant les Guanches.
Trop de preuves disparues, il y a trop longtemps.

Toujours est-il qu’ils avaient de bonnes connaissances en élevage.
Des connaissances correctes en agriculture.
Et aucune en navigation.

Ce qui leur a permis de survivre. Sans pouvoir fuir.
Dans un endroit où dit-on, on y vit dans le meilleur climat au monde.
Rien de moins.

Un endroit où l’économie est largement influencée par le fait que le monde entier aime autant manger des bananes.
Et qu’on aime y voyager.
J’incarne bien ici ces deux moteurs économique

Hermigua, Ile de la Gomera
Une envie constante et incontrôlable de crier !!! B-A-N-A-N-A !!!
Ceux qui ont de jeunes enfants me comprendront peut-être.

J’écris ces lignes en enfonçant mes pieds dans le sable noir.
Volcanique.
Sur une minuscule plage.
En regardant la collection de trésors que je ramènerai à mon fils.
Roches. Coquillages. Morceaux de verres lavés par la mer.

Il aime tellement que je lui ramène des trouvailles durant mes voyages pour le travail.

Cette fois, c’est pour le plaisir de retrouver mon amoureux que je suis aux Canaries.
Lire ici: vacances sans enfants.
Ou encore: décrocher de Visages régionaux quelques instants.

Punta Hidalgo, Ile de Tenerife

Bon.

J’ai trainé mon ordi. J’avoue.
J’ai presque répondu à un appel d’offres. J’avoue.
J’ai répondu à quelques courriels, payé des factures, fait les paies. J’avoue.
Tout ne peut pas s’arrêter complètement.
Mais j’ai vraiment décroché quelques instants.

Masca, Ile de Tenerife

Trouver les mots

Mais…
Ma passion des territoires me suit partout.
J’aime les observer. Les analyser.
Voir le beau. Le troublant.

Comprendre l’histoire. Le présent.
Poser des questions. Trouver les mots.
Ceux qui collent. Qui s’accrochent.

Là et nulle part ailleurs.
C’est plus fort que moi… J’aime ça, qu’est-c’tu veux!

Alors j’ai joué aux mots. Ceux des Iles Canaries.
Humble exercice. D’une fille en vacances.
Rien d’officiel. Tout en subjectivité.

Avec un horizon de presque deux semaines pour m’imprégner.
C’est peu.
Mais c’est assez pour laisser une trace.
Un avant-goût.

En cette dernière journée de vacances, ils sont prêts.
Au moment de les déposer, ils se bousculent.
Prennent forme.
Sortent dans le désordre.
Ou dans l’ordre, va savoir.

Positionnement_territorial_v1

Lors d’une de nos conversations, Simon (mon amoureux) a dit…
C’est l’Europe tropicale ici.

J’aime comment ça sonne.
J’aime mettre ces deux mots-là côte à côte.

Si j’avais le mandat de construire un positionnement pour les Canaries (c’est beau de rêver!), tout cela serait une base pour l’élaborer.

Une V1.

Partir du senti.
Garocher tout ce qui vient.
Faire du ménage après.

Voici en rafale, sans ménage, pourquoi ces mots.

Gigantesque. Envergure. Puissance.

J’en ai vu des montagnes.
Les Rocheuses de l’Ouest Canadien. Les Alpes suisses. Les Andes péruviennes.
Ici, c’est différent. Ça donne le vertige.

C’est impressionnant.
Intimidant. Imperturbable.

Malgré leur envergure, leur imposante présence, parfois écrasante, elles ne sont que de minuscules îles en plein Atlantique.
Fragiles malgré tout.
Héritage d’une éruption volcanique majeure.
Qui les aurait soulevées du fond des mers.

Masca, Ile de Tenerife

Minuscule.

C’est l’humain qui est minuscule devant cette immensité.

Les crêtes nous enseignent nos propres limites.
Nous remettent à notre place.
Les seules qui osent s’y aventurer courageusement (ou aveuglement) sont les chèvres. Véritables alpinistes.

Insoumise. Indomptable.

C’est encore mêlé dans ma tête. Je veux parler ici autant de la nature, de la culture.
C’est un climat aride. Ce n’est pas simple de faire de l’agriculture.
Ce le serait plus d’acheter de l’Espagne.

Et pourtant, ils cultivent.
Avant, sur des terrasses creusées, aménagées à même les montagnes.
Maintenant, avec un système d’ombrière bien à eux.

En après-midi, plusieurs boutiques sont fermées.
Les gens relaxent.
Insoumise au système économique qui les voudrait ouvertes en tout temps.

De grands pans du territoire sont complètement inaccessibles.
Malgré la technologie.
Malgré notre capacité à construire des routes, des infrastructures.
Un territoire indomptable.

La mer aussi est insoumise.
Une mer puissante.
Sans repos.

Impardonnable par endroits.

Hermigua, Ile de la Gomera

Héritage. Sentiers.

Quand on marche dans les rues, ça sent l’histoire.
Le goût du beau.
De préserver. D’honorer.
Ça sent aussi les crevettes à l’ail dans les maisons et sur les terrasses.
Mais ça, c’est probablement juste parce que je suis un peu folle de ce plat-là.

Sinon, ici, le piéton est roi.
On peut parcourir l’île par ses mille sentiers.
Les anciennes routes, celles des Guanches, peut-être.
Les chemins de traverse, qui leur permettaient d’aller à la rencontre les uns des autres.
Les chemins dans lesquels ils ont inventé une langue nouvelle. Sifflée. Le silbo.
Oui. Une langue sifflée! Qui leur permettait de s’entendre à des kilomètres.
Avant les cellulaires.

Quand je marche dans les sentiers, je pense souvent aux Guanches.
Eux qui ont été exterminés à grands coups d’ambition de colonisation espagnole.
Comme trop souvent dans l’histoire.

Je ne peux m’empêcher de me demander si leurs pieds ont marché aux mêmes endroits.
S’ils percevaient leur vie ici comme une nouvelle prison. Ou comme un paradis.
S’ils avaient envie de partir à l’aventure, comme il m’arrive souvent.
S’ils ressentaient le même vertige que moi en regardant les montagnes.

Distinguée. Délicate. Douce.

J’aime ces mots. Je trouve que ça leur va bien.
La vie semble douce ici.
L’Euro leur donne une chance.
Le meilleur climat au monde aussi.
C’est le paradis ces plantes grasses.
Elles ne demandent pas grand-chose. Pas d’eau. Pas d’entretien.
Et sont rayonnantes. Je ne sais pas pourquoi j’aime autant les plantes grasses.

Les places publiques sont belles. Propres.
Ils y font attention.
De beaux efforts sont faits pour l’environnement.
Beaucoup de sensibilisation.
Du compostage dans les espaces publics.

Les touristes sont traités avec respects.
Les femmes aussi. Selon ce que j’ai pu observer.

Garachico, Ile de Tenerife

En parlant des femmes…

Parenthèse qui s’ouvre.

Le soir de la journée de la femme, nous sommes allés voir une projection de documentaire.
Sur l’émigration massive des Canaries, vers le Venezuela, dans les années 50.
Des hommes partis travailler. Qui ne sont pour la plupart jamais revenus.
Pour être acceptés au Venezuela, ils devaient avoir femme et enfants aux Canaries.
Troublante ironie.

Un flot d’émotions.
Prosternation devant le courage des femmes. Celles qui restent.
Leur dévotion envers leurs enfants.
Un violent paradoxe avec ma lecture du moment.
La femme qui fuit d’Anaïs Barbeau-Lavalette.
Une histoire d’émancipation. De Refus Global. D’abandon, encore ici.
Qui m’a heurté profondément.

J’en veux à ceux qui abandonnent. Qui brisent les autres.
Plein de réflexions sur mon rôle de femme. De mère. D’entrepreneure.
De ma place dans mon moi-même.
Bref. Je vous épargne les détails!

Fermeture de la parenthèse.


Conclusion

Ce voyage, ou plutôt ces vacances me rappellent à quel point j’aime partir.
Être ailleurs. Découvrir.
En même temps ça me rappelle à quel point j’aime chez nous.
Mes enfants.
Mon chum.
Mes collègues.
Visages régionaux.

Un feeling agréable de faire ce que je devrais faire.
Et d’aimer le faire.

On vous invite au City Nation Place 2020! 1024 576 Visages regionaux

On vous invite au City Nation Place 2020!

L’équipe de Visages régionaux participera au forum City Nation Place America les 19 et 20 mai prochains à Toronto. Et on veut vous emmener avec nous!


Qu’est-ce que le City Nation Place America

Un incontournable en attractivité territoriale 
Le City Nation Place est un événement pour les régions, les villes et les municipalités du Canada et des États-Unis qui souhaitent collaborer et échanger sur les meilleures pratiques en termes de stratégies d’attractivité et de marketing territorial.

Cet événement a lieu chaque année et est très attendu par toutes les personnes impliquées dans les stratégies d’image de marque et d’attraction sur leur territoire.

Venez écouter les conseils d’experts en marketing territorial et faire le plein d’idées!

Vous voulez obtenir des outils pour développer votre attractivité? Vous souhaitez attirer des résidents, des touristes et des investisseurs? Le City Nation Place est l’événement à ne pas manquer.


AU PROGRAMME

L’événement a lieu du 19 au 20 mai 2020. La première journée est optionnelle.

MARDI 19 MAI | Activité Think Tank | de 13 h 30 à 17 h 30

Vous vous demandez comment le numérique peut vous permettre d’améliorer la qualité de vie dans votre territoire, mais aussi d’attirer des travailleurs, des touristes et des investisseurs? Apprenez-en plus sur le futur du marketing territorial numérique grâce à des présentations d’experts et des ateliers de discussion sur les médias sociaux, le géorepérage et la réalité augmentée.

Pour en savoir plus, consultez le site Web de l’événement.

MERCREDI 20 MAI | Conférences et réseautage | de 8 h à 17 h 30

Vous avez le choix parmi plusieurs sujets de conférences, comme les avantages de l’innovation dans les milieux ruraux, l’adaptation aux nouvelles générations de décideurs, l’importance des données dans l’élaboration d’une stratégie, et bien plus

Pour connaître l’heure de chaque conférence, consultez l’agenda

Tarifs et informations logistiques 

TARIFS

Think thank
196 $ par personne (places limitées, pas de rabais applicable).

Conférences et réseautage
778 $ par personne si vous procédez à l’inscription avant le 6 mars
890$ à partir du 7 mars
*** Ces montants incluent 20 % de rabais.

HÉBERGEMENT
On a fait des petites recherches. Voici le tarif pour l’hôtel Delta, lieu de la conférence: pour les 2 nuits (18 et 19 mai) : 578 $
Mais vous pouvez certainement trouver d’autres hôtel à moindre coût dans le centre-ville!

TRANSPORT
Faites comme nous et voyagez en train; assurez-vous d’acheter vos billets sur le site de VIA Rail
– Tarif pour le trajet de Montréal à Toronto : environ 90$ par personne pour l’aller-retour.

Exemple d’itinéraire:
Le lundi 18 mai :
– Départ de Montréal : 6 h 42
– Arrivée à Toronto : 11 h 46

Le mercredi 20 mai :
– Départ de Toronto : 18 h 07
– Arrivée à Montréal : 22 h 59 

Profitez d’un rabais de 20 %
en utilisant le
code promo VR20.

On a hâte de vivre cette expérience avec vous! 
Vous avez des questions? Communiquez avec nous!

Personne ressource : 
Amélie D. St-Pierre
[email protected]
418 805-8811

Une super photo trouvée sur unsplash.com
La beauté rend heureux 1024 682 Marie-Eve Arbour

La beauté rend heureux

Tranche de vie

Avez-vous déjà eu l’impression de fusionner complètement avec la pensée d’un auteur? Ça m’est arrivé dernièrement. Une amie m’a suggéré de lire Et si la beauté rendait heureux, de Pierre Thibault et François Cardinal.

C’était au moment où nous commencions notre mandat avec la Maison de la famille du Kamouraska. Notre rôle est de les accompagner dans l’ouverture d’un espace de jeu libre pour les enfants, une véritable maison pour les familles de la région.

La beauté au service du bonheur

Il y a dans ce livre une profonde réflexion sur la façon dont la beauté devrait être mise au service du bonheur des habitants d’une ville. Une sorte de prérequis, d’élément inhérent à la conception et la création des lieux communs.

Cette réflexion est tout à fait en phase avec celle de l’attractivité des territoires. Au fond, c’est vrai, les gens veulent vivre dans un endroit où ils seront heureux.

Je vous suggère évidemment de faire la lecture complète de ce livre. Or, si le temps vous manque pour l’instant, je propose de vous amener dès maintenant dans le cinquième lieu. Le cinquième chapitre du livre : la ville du bonheur.

Avant de commencer, je porte à votre attention que les phrases entre guillemets sont tirées textuellement du livre. À quoi bon reformuler quand c’est si bien écrit!

La ville du bonheur

Cette ville, dont nous parlent l’architecte et le journaliste, c’est Copenhague au Danemark. Une ville modèle, selon eux. Et qui comme nous, évolue au rythme d’un climat nordique.

« Copenhague qui a multiplié les interventions pour devenir une ville à taille humaine, où il fait bon vivre. Et ce, en partant de loin et avec bien peu de moyens. »

À Copenhague, l’administration municipale propose des solutions adaptées à chaque besoin, en portant une attention particulière à chaque petit détail. Chaque coin de la ville est étudié, pensé, planifié pour optimiser le bonheur des citoyens. Les rues piétonnes, vélos et espaces publics sont autant d’occasions pour ceux-ci de se rencontrer.

« Tout favorise la mixité et la rencontre spontanée. […] Un environnement bien pensé fait ressortir l’humanité en chacun de nous. Et la beauté des lieux fait ressortir la beauté des gens. […] C’est un exemple à suivre. Il faut surtout éviter de ne pas agir, pensant que la transformation de nos villes nécessite des milliards de dollars. »

Mais alors, quelle est la recette gagnante de Copenhague? Et comment s’en inspirer pour nos régions?

« En misant sur de multiples projets bien pensés, à taille humaine, en se concentrant sur une chose : le bonheur des citoyens. Osons lancer quelques projets éphémères, des interventions ponctuelles, des actions très ciblées. »

Pour les élus et gestionnaires, il s’agit de :

« bien cerner le problème, de réfléchir à une solution et, surtout, de bien en communiquer la pertinence. Il ne faut pas négliger la communication des bonnes idées. C’est ce qui permet aux élus et à la population de se les approprier puis de les propager à leur tour. »

Ça, mon village l’a bien compris. J’habite Mont-Carmel, un village de 1100 habitants dans le Kamouraska. En 2016, j’ai approché le maire en lui expliquant que j’allais bientôt avoir besoin d’un lieu pour travailler et développer mon entreprise. Je lui ai parlé du concept de coworking.

Quelques semaines plus tard, on m’embauche pour travailler à l’ouverture d’un espace de travail collaboratif. Un projet comme celui-ci, ça amène du dynamisme, de la vitalité au village. Et de là pourront émerger d’autres bonnes idées.

« La grande participation des citoyens dans l’aménagement de la ville contribue aussi à développer le sentiment d’appartenance et d’appropriation. Et ce, peu importe l’âge. J’ai été frappé par l’aspect ludique des interventions de la municipalité, par la diversité des parcs et des espaces publics, par la qualité des équipements et des activités offertes. Clairement, les fonctionnaires ne se contentaient pas de choisir un module de jeu en plastique dans un catalogue! »

J’ai trouvé dans ce passage et dans les pages suivantes une grande source d’inspiration pour le projet d’espace de jeu pour les enfants que nous travaillons à ouvrir.

Les auteurs nous parlent du Amar’s Children’s Culture House. Allez voir les photos ici, c’est tout simplement magnifique! 

« Le bâtiment baignant dans la lumière naturelle grâce à de nombreuses ouvertures sur l’extérieur est vraiment étonnant, mais sa conception l’est plus encore : il a été pensé comme une montagne à gravir, sans début ni fin, avec des passages ludiques situés un peu partout. Comme l’aurait imaginé un enfant… puisque ce sont justement des enfants qui l’ont imaginé! La consultation organisée par les autorités était en effet destinée aux plus jeunes, pour que le lieu soit conçu par et pour les enfants. »

C’est justement ce que nous ferons avec la Maison de la famille. Consulter les familles et les enfants dans la création du design intérieur.

Bref, le beau, ça rend fier. Fierté des jeunes pour leur école, fierté des citoyens pour leur ville. Et c’est cette fierté qui, à mon avis, permettra aux villes, villages et régions de tirer leur épingle du jeu de la séduction, de l’attractivité.

« Je vois surtout qu’il est possible de créer un cercle vertueux avec un peu de courage et d’audace, à condition de prendre le temps de consulter, d’avoir les bons mots pour expliquer les projets. Il faut simplement oser ce contact avec le beau. Il faut relier le voir, le vivre et le bonheur. »

Le coworking en région 1024 572 Marie-Eve Arbour

Le coworking en région

La première fois que j’ai mis les pieds dans un espace de « coworking », c’était à Montréal, à l’Esplanade. C’était beau, chaleureux. Ça sentait le bon café expresso. Je me suis sentie interpellée par le mot. Et en faisant quelques recherches, je suis aussi tombée amoureuse de la philosophie qui se cache derrière.

Mais comment adapter ce phénomène très urbain à la vie en région ?

QU’EST-CE QUE LE COWORKING

 

Le coworking est d’abord une réponse organique aux nouvelles réalités du monde du travail. Avec l’évolution des technologies, on retrouve de plus en plus de travailleurs autonomes, de gens qui font du télétravail ou qui combinent plusieurs emplois. Les besoins des travailleurs changent.

Les espaces de coworking ont donc émergé suite à l’initiative d’entrepreneurs et travailleurs autonomes pour répondre à un de ces besoins : sortir de l’isolement et de la solitude du travail à la maison, tout en continuant d’être à leur compte et en préservant  autonomie et liberté.

Et pour plein d’autres bonnes raisons : recevoir ses clients ailleurs qu’à la table de cuisine, faire une réunion Skype sans que ses enfants passent derrière déguisés en pirate, retrouver moins souvent du Nutella sur ses dossiers importants, ne pas se sentir obligé de faire une brassée de lavage entre deux appels, etc.

Être un coworker, c’est avoir accès à un espace de travail partagé, où évolue un réseau pluridisciplinaire de travailleurs et de professionnels. La différence d’avec les centres d’affaires où on peut y louer un bureau est la philosophie qui donne sa couleur au coworking : tout est pensé pour favoriser les rencontres, les échanges, l’innovation, l’ouverture, la convivialité.

Il s’agit souvent de bureaux à aire ouverte, bien qu’il y ait parfois aussi des bureaux fermés. Ça créé une ambiance particulière, assez loin des espaces de travail conventionnels. Et c’est précisément cette ambiance que les coworkers recherchent. Ça et la flexibilité. Chaque espace opère avec son mode de fonctionnement : location à la journée, quelques jours par semaine ou à temps plein.

 

LE COWORKING EN RÉGION

 

Au Québec, l’émergence du coworking s’est déployée d’abord à Montréal, Québec, puis est arrivé graduellement dans des villes de taille moyenne et de plus petite taille. Il y en a maintenant à Gatineau, Drummondville, Trois-Rivières, Sherbrooke, Ste-Thérèse, Cowansville, Chicoutimi, Thetford Mines, etc. Rendez-vous ici pour voir la liste des espaces de coworking au Québec.

Bien que le concept soit particulièrement bien adapté pour les villes, surtout à cause du bassin de travailleurs pouvant être intéressé à y occuper un espace, il rejoint aussi un défi propre aux régions : celui de l’isolement et de la solitude que peuvent vivre les travailleurs autonomes et petits entrepreneurs.

J’ai parlé avec les responsables de quatre espaces de coworking en région pour connaître leur réalité, philosophie et recommandations pour que se déploient davantage de projets du genre.

EXEMPLES DE COWORKING EN RÉGION

 

Tout d’abord, direction St-Narcisse en Mauricie. Située dans la MRC des Chenaux, cette municipalité compte un peu plus de 1700 habitants. L’idée d’ouvrir l’ÉTAB a mijoté longtemps dans la tête des promoteurs avant de se concrétiser. C’est dans l’ancienne école du village que cohabitent maintenant 9 entreprises, depuis le début de l’année 2016. Une phase 2 est prévue en 2017 pour en accueillir davantage.

 

À Chicoutimi, Le Moulin à Cie est né par le désir des promoteurs de faire évoluer leurs entreprises respectives dans un endroit où la culture entrepreneuriale soit tournée vers la collaboration. En opération depuis le 6 octobre 2016, l’aire ouverte de travail peut accueillir jusqu’à 10 personnes simultanément.

 

Du côté de la FourmiliAire à Sherbrooke, l’aventure a pris 3 ans à se concrétiser sous la forme actuelle du projet. Installés dans leurs nouveaux locaux en juillet, ils accueillent maintenant une dizaine de locataires et la porte est ouverte pour d’autres.

 

Créagora existe depuis 2013 et est situé à Gatineau. Il s’agit d’un espace polyvalent où y circulent quelques 120 membres au total. Ils y organisent des expositions d’artistes, des causeries, des formations et des rencontres afin d’encourager les échanges et la création de partenariats entre organismes et entrepreneurs régionaux.

 

 

 

OUVRIR UN ESPACE DE COWORKING : DÉFIS ET RECOMMANDATIONS

 

Ça semble évident, mais la première recommandations des promoteurs à qui j’ai parlé est la suivante: s’assurer qu’il s’agisse d’un réel besoin au sein de la communauté. Analysez le marché, sondez les gens. Et créez un espace adapté à leurs besoins. Les espaces de coworking peuvent fonctionner avec différents forfaits : location au mois, à l’année, bureaux ouverts, fermés, occupation allant de « à la journée » à du 5 jours/semaine. Prenez le temps de développer les forfaits qui correspondent le mieux à votre clientèle.

Un des défis rencontrés par les promoteurs se situe au niveau du déploiement du projet. Le fameux paradoxe de l’œuf ou la poule : trouver d’abord un local, ou des coworkers ? Bien qu’il faille trouver un local pour attirer des coworkers, une fois qu’on l’a, il faut commencer à le payer ! Et les gens qu’on approche ne sont pas tous prêts à débuter en même temps. Ce qui a sauvé la mise pour la FourmiliAire, c’est d’avoir un propriétaire facilitant qui croit au projet et qui a fait preuve de flexibilité. Pour l’ÉTAB, c’est grâce à l’implication directe de la municipalité qui demeure propriétaire de l’infrastructure que le projet a pu démarrer.

Une autre recommandation est celle de bien définir et communiquer les valeurs, ainsi que le caractère particulier de l’espace. Ce type de milieu de travail ne correspond pas à tous les travailleurs et il faut respecter cette limite. Tenter de plaire à tous en dénaturant l’essence-même du concept peut repousser ceux qui étaient venus chercher précisément cette ambiance de travail.

Attention également à l’essoufflement des promoteurs. C’est souvent avec passion que se développe l’idée, par un groupe restreint de personnes. Prendre le temps de sonder le milieu, de bien connaître les besoins et d’impliquer les intéressés dans le processus de création est gagnant pour stimuler leur engagement. Car, surtout au début, il y aura plusieurs tâches qui auront à être effectuées, souvent bénévolement : rénovations, ouverture du local aux visiteurs, etc.

Dans tous les cas, les projets, lorsqu’ils étaient en phase de démarrage, ont pu compter sur la collaboration et l’expertise de d’autres espaces de coworking. Le partage d’expérience, d’outils, de modèles de contrat et de conseils semble être chose commune dans le mouvement. N’hésitez donc pas à prendre le téléphone et à poser vos questions !

 

10 RAISONS DE DEVENIR UN COWORKER

 

Pas encore convaincu par le coworking ? Voici 10 raisons qui achèveront de vous persuader.

Un espace de coworking, c’est :

1. Le remède numéro 1 contre la solitude du travail à la maison.
Fini les dîner en tête-à-tête avec l’ordinateur !

2. Un lieu de travail professionnel.
Avoir enfin l’impression « d’aller au bureau »… et d’avoir envie d’y aller !

3. Des prix de location compétitifs.
Le partage des ressources, c’est gagnant !

4. La flexibilité quant à votre occupation de l’espace.
Vous pourrez quand même travailler en jogging dans le confort de votre foyer quelques jours par semaine !

5. La possibilité d’avoir l’avis d’autres personnes sur vos projets.
Comme on dit, deux têtes en valent mieux qu’une !

6. Un lieu où accueillir ses clients.
Plus besoin de faire le ménage de la maison avant d’accueillir un client !

7. Des outils de travail à votre disposition.
Ayez enfin accès au fax, au projecteur et à l’imprimante que vous n’avez jamais pu vous payer !

8. Évoluer au contact des autres.
Fertilisez, contaminez et faites avancer vos idées !

9. L’accès à du savoir.
Participez à des formations, conférences et ateliers donnés par vos collègues !

10. La liberté, sans l’isolement.
Maintenant, êtes vous convaincus ?!

Des vacances, mais pas comme tout le monde 1024 573 Marie-Eve Arbour

Des vacances, mais pas comme tout le monde

Cet été, pas besoin de passer les mêmes vacances que tes voisins. Oui, le Rocher-Percé, c’est beau. Les baleines à Tadoussac aussi. Le Château Frontenac, le Festival de Jazz, c’est agréable. Mais Visages régionaux t’a débusqué quelques endroits rafraîchissants, hors des sentiers battus. Pour des expériences inoubliables et des histoires pas communes à raconter au bureau au retour des vacances !

Tu t’es déjà demandé combien ça vaut un billet de vingt coupé en deux ? Facile. Ça vaut la moitié ! C’est ce qu’a conclu un groupe de citoyens en Gaspésie qui a eu envie de créer une discussion sur la monnaie, l’achat local et la prise de pouvoir citoyen. En coupant les billets, ils sont retirés de la circulation régulière et transigent alors dans un réseau parallèle. C’est ainsi qu’est né le Demi-Gaspésien. Tout le monde peut en émettre, en accepter, en refuser, en parler. Cet été, trainer une paire de ciseaux dans ses valises devient une belle façon d’encourager l’économie locale!

Direction Bas-Saint-Laurent. Le Collectif le Récif t’invite durant tout le mois de juillet au Festival de la Cueillette des savoirs. Il s’organise en quatre semaines thématiques : l’autonomie alimentaire, l’éducation alternative, les enjeux environnementaux et les bienfaits de l’art. À chaque jour, les citoyen-ne-s de la MRC des Basques te partagent leur savoir. Une cueillette bien diversifiée en perspective.

Dans les Laurentides, l’organisme Agir pour la Diable t’invite à descendre la rivière du Diable en canot. En plus de faire du plein air, tu termineras cette activité plus savant, en connaissant les enjeux et caractéristiques de la rivière, ainsi que sa faune ornithologique.

Un arrêt en Estrie s’impose cet été, à St-Camille. Ce village déjà dynamique vient d’ouvrir le Café du Flâneur. En référence au « Calepin d’un flâneur », recueil de Félix Leclerc. Le Café du Flâneur, c’est un endroit où on peut s’arrêter, sans raison, pour prendre le temps. Ouvert 7 jours sur 7, on y mange local et authentique.

Dans la Petite-Nation en OutaouaisVillages nourriciers vous fait quelques suggestions. Le Marché public est à voir les vendredis soirs pour les 5 à 7 et les samedi. Derrière le Marché public, il y a un jardin collectif et un magnifique jardin de plantes aromatiques et médicinales. À partir de la fin-août, le Verger Croque-Pomme est l’endroit indiqué pour de l’auto-cueillette (pomme, courge, citrouille) et des activités agrotouristiques. Et le parc des Montagnes Noires de Ripon est un must pour ses balades en forêt.

Sur la Côte-Nord, dans la Manicouagan, tu dois passer la Coopérative de solidarité Gaïa. On y cultive et offre des produits agroalimentaires locaux et écologiques. Il y a aussi une champignonnière de shiitake sur billots de bois. Très impressionnant à voir ! Des activités prévues au calendrier cet été et tu peux passer les voir. Mais appelle avant, pour être certain que Francis y sera pour t’accueillir : (418) 587-8367.

Dans la belle Mauricie, un passage Aux cinq sœurs s’impose. L’ancien Magasin Général de Ste-Thècle renaît de ses cendres et se transforme en Café-Boutique. Cet édifice patrimonial a été rénové et restauré selon les règles de l’art afin d’offrir un endroit chaleureux. On peut y découvrir la culture locale par les produits alimentaires et artisanaux qui y sont offerts par 60 artisans.

Habitat 07 dans la Capitale-Nationale est un bâtiment écologique qui vise à sensibiliser et informer la population sur les énergies nouvelles et sur les pratiques liées au développement durable. Tu peux visiter cette maison tous les jours. Mais Habitat 07, c’est beaucoup plus. Des activités éducatives en éco-foresterie y sont proposées, ainsi que des visites d’interprétation de la flore comestible, qui inclut une dégustation de produits forestiers non ligneux boréaux. Miam !

Pour les chanceux qui se rendront jusqu’en Abitibi-Témiscamingue, tu dois absolument passer par le Rift à Ville-Marie. Cet organisme travaille au rayonnement culturel de la région. Expositions, spectacles, films et activités culturelles y sont présentés. Mais l’incontournable de l’été, c’est la 13e Biennale internationale d’art miniature. C’est un concours de 400 œuvres miniatures, rassemblant 20 pays et plus de 200 artistes.

Tu as bien raison d’avoir choisi les fameuses Iles-de-la-Madeleine pour tes vacances. Là-bas, les produits locaux sont rois. La signature unique des produits de l’archipel vient de leurs deux garde-manger naturels : la terre et la mer. Le Bon goût frais des îles rassemble les producteurs des îles notamment à la boutique l’Étal. Des circuits et événements gourmands font également partie de la proposition.

Une maison en pneus, première maison de type « earthship » au Québec est située dans Lanaudière. Tu peux la visiter et rencontrer Hélène et Alain qui l’habitent et l’ont auto-construite. L’Es-cargo, c’est aussi un mode de vie très poussé vers l’autarcie. Deux dates officielles cet été : 24 juillet et 13 août.

La Ferme Berthe-Rousseau, c’est un coup de cœur assuré. Petite ferme de 20 hectares située à Durham-Sud au Centre-du-Québec, elle accueille des gens fragilisés ou blessés par la vie, ou simplement des visiteurs de passage. L’accueil y est une tradition. Pour y être allée, c’est vrai qu’ils excellent en la matière ! Et c’est impressionnant de voir comment ils arrivent à nourrir leur monde en produisant légumes, lait, oeufs, viande et miel.

Si tu passes par St-Jean-Port-Joli en Chaudière-AppalachesEst-Nord-Est est l’endroit tout indiqué pour voyager sans quitter le pays. Des artistes en art contemporain en résidences y sont durant plusieurs semaines, le temps de s’extraire du quotidien pour travailler dans un espace culturel différent, vivant et stimulant. Des belles discussions en perspective !

Et voilà, ça fait le tour de nos propositions estivales. Évidemment, il y en a bien plus, mais c’est un aperçu qui démontre que nos régions et nos petites communautés ont des propositions intéressantes et sont plus vivantes que jamais. Visages régionaux documente, analyse et communique cette ruralité en émergence. Projets collectifs, alternatives et mobilisation des communautés. Si tu as un projet du genre, tu peux l’inscrire ici, pour qu’on en parle encore plus !

Cet article a d’abord été publié sur le site Néorurale.ca